Statut d’al-Qods/Jérusalem : à l’ONU, les Etats-Unis persistent, signent… et menacent !
Les Etats-Unis ont mis lundi leur veto à une résolution de l'ONU condamnant leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, en se montrant menaçants à l'égard de leurs 14 partenaires au Conseil de sécurité qui ont voté pour le texte.
Ce vote unanime, y compris de la Russie ou de la Chine, ainsi que de la France et du Royaume-Uni - les deux plus proches alliés européens des Etats-Unis -, a été dénoncé par l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley. « C'est une insulte et un camouflet que nous n'oublierons pas », a-t-elle lancé, le regard noir.
La diplomate n'a pas précisé si les Etats-Unis prendraient des mesures de rétorsion ou pousseraient davantage à une diminution de leur participation au financement de l'ONU dont ils sont les premiers contributeurs.
Présenté par l'Egypte, qui a dénoncé les "graves répercussions" de l'initiative américaine, le texte réclamait que la décision récente du président républicain Donald Trump soit révoquée. La reconnaissance a déclenché la colère des Palestiniens, des manifestations dans le monde musulman et une réprobation quasi unanime de la communauté internationale.
Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence a décidé pour sa part de reporter son voyage controversé au Proche-Orient, a annoncé lundi la Maison Blanche sur fond de tensions dans la région et de vote crucial à venir au Congrès.
Le voyage de Mike Pence au Caire puis à Jérusalem, qui devait débuter mardi, a été repoussé à mi-janvier pour lui permettre d'être présent pour un vote décisif au Sénat sur la réforme fiscale, a indiqué un responsable américain. Mike Pence devait en particulier prononcer un discours devant la Knesset, le parlement israélien. La Maison Blanche a assuré que ce report n'était pas lié aux violences et aux vives tensions diplomatiques nées de la décision unilatérale et controversée de Donald Trump de déclarer Jérusalem capitale d'Israël.
AFP