Principales déclarations du pacte sur la migration adopté à Marrakech

Principales déclarations du pacte sur la migration adopté à Marrakech

Ce lundi 10 décembre 157 pays ont formellement adopté le pacte pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Ainsi, et malgré l’absence des 16 boycotteurs (Etats-Unis, Hongrie, Italie, Pologne…). Certaines déclarations ont marqué les esprits.

Angela Merkel, chancelière allemande :

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'un accord des Nations unies sur les migrations « constitue le fondement de notre coopération internationale ».

Angela Merkel, qui pour rappel a accueilli, en 2015, dans son pays des milliers de réfugiés de Syrie et d’Afghanistan, a salué cette « journée importante » après que 157 pays aient approuvé le premier Pacte mondial pour les migrations lors de la conférence des Nations Unies à Marrakech.

Soulignant que le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme était également célébré lundi, elle a eu l’occasion d’affirmer que les droits de l'homme s'appliquent « à tous les habitants de notre planète ».

Merkel a également évoqué les dangers que représentent les passeurs, affirmant qu’ils ne pourraient pas contrôler les frontières.

Elle a reçu une standing-ovation après avoir terminé son discours en déclarant que les Nations Unies avaient été fondées sur les flambeaux de la Seconde Guerre mondiale et faisaient allusion à « l'incroyable souffrance infligée à l'humanité » infligée par le régime nazi.

Charles Michel, premier ministre belge :

Le Premier ministre belge, Charles Michel, a déclaré que certains partis politiques de son pays, utilisaient à mauvais escient le Pacte mondial pour la migration, pour répandre la désinformation.

Le premier ministre, dont le gouvernement de coalition s'est divisé sur son soutien au pacte, a déclaré, que le texte avait déclenché un « débat animé » en Europe. « Le pacte est devenu un sujet brûlant et constitue une cible facile pour les populistes avant les élections européennes de mai », a-t-il soutenu.

Charles Michel, a clôt son discours par déclarer qu'en signant le pacte, « mon pays sera du bon côté de l'histoire ».

Antonio Guterres, Secrétaire Générale des Nations Unies :

M.Guterres, s'est efforcé de dissiper les « faussetés » et les « mythes » de l’accord international sur une migration sûre, humaine et ordonnée.

António Guterres a qualifié le pacte de « feuille de route pour prévenir la souffrance et le chaos dans l’intérêt de tous ». Il a souligné que plus de 60.000 migrants sont morts en déplacement depuis 2000, qualifiant cela d’une « honte collective ».

Il a déclaré que le pacte ne permettrait pas à l'ONU d'imposer des politiques de migration aux États membres et ne constitue pas un traité juridiquement contraignant. Il a insisté sur le fait que la majorité des migrations ne se font pas uniquement du Sud vers le Nord, et a ajouté qu'il n'était pas vrai que les pays développés n'avaient pas besoin de migration.

Le chef de l’ONU a confié qu'il espérait que les pays non présents lors de la conférence rejoindraient le pacte un jour.

MB



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