Détroit d’Ormuz : la Maison Blanche dément l’escorte d’un pétrolier par la marine américaine
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré mardi que la marine américaine n’a escorté aucun pétrolier dans le détroit d’Ormuz, contredisant une publication du secrétaire américain à l’Energie, Chris Wright, sur le sujet.
« Je peux confirmer que la Marine américaine n’a escorté aucun pétrolier ni aucun navire à l’heure actuelle » dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole, a dit Karoline Leavitt, lors d’une conférence de presse.
« Bien sûr, c’est une option. Le président (Donald Trump) a déclaré qu’il y aurait absolument recours si nécessaire et au moment opportun », a-t-elle ajouté.
Peu avant, le secrétaire américain à l’Energie a publié puis supprimé un message annonçant une première escorte. Les cours du pétrole s’étaient enfoncés dans la foulée.
« La marine américaine a escorté avec succès un pétrolier traversant le détroit d’Ormuz afin de nous assurer que le pétrole continue d’affluer vers les marchés mondiaux », a indiqué le responsable américain dans une vidéo publiée sur le réseau X avant de supprimer la publication quelques minutes plus tard.
« J’ai été informé de cette publication. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en parler directement au secrétaire à l’Énergie », a répondu Karoline Leavitt à une question de la presse sur le sujet.
Le président américain, Donald Trump, avait récemment annoncé que la marine américaine pourrait « dès que possible » escorter les navires via ce passage stratégique pour le commerce mondial et le pétrole, où le trafic est quasiment à l’arrêt depuis le début de l’opération militaire américaine contre l’Iran.
Lundi, le locataire de la Maison Blanche a affirmé que l’armée américaine prendra le contrôle de ce détroit « lorsque le moment sera venu ». Le blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran a provoqué un gel sans précédent du commerce maritime mondial, qui pèse surtout sur les produits pétroliers, mais menace beaucoup d’autres secteurs industriels.
Cette route, qui permet les exportations de produits pétroliers et gaziers des pays du Golfe, est un point de passage clé du commerce de l’or noir. Un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié y transitent.