UA : le Maroc appelle à intégrer l’environnement dans les stratégies de sécurité au Sahel

UA : le Maroc appelle à intégrer l’environnement dans les stratégies de sécurité au Sahel

Le Maroc a appelé, lundi devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS de l’UA), à intégrer l’environnement dans les stratégies nationales de sécurité et de lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le bassin du lac Tchad.

Intervenant lors d’une réunion du CPS de l’UA sur “l’Impact du changement climatique sur la situation de crise dans le Bassin du Lac Tchad et la région du Sahel”, la délégation marocaine a appelé à intégrer pleinement la dimension climat, paix et sécurité dans la nouvelle stratégie de l’UA pour le Sahel, en suivant l’exemple de la stratégie de la Commission du Bassin du Lac Tchad de stabilisation, de relèvement et de résilience contre Boko Haram, qui inclut la durabilité environnementale dans son 6ème pilier d’intervention.

Elle a également plaidé pour l’accélération de la finalisation de la Position Africaine Commune sur le lien entre le climat, la paix et la sécurité, félicitant en outre la Commission Climat pour la Région du Sahel pour son leadership dans la réponse aux défis climatiques.

Sur un autre registre, la délégation a souligné que l’Afrique, bien qu’elle ne soit responsable que d’une part marginale des émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure l’un des continents les plus durement touchés par les effets du changement climatique.

Cela se traduit par des bouleversements profonds des régimes météorologiques, une perturbation des équilibres naturels, une élévation du niveau des mers et une dégradation des écosystèmes marins et agricoles, a poursuivi la délégation.

Elle a noté que ces dynamiques engendrent des défis multidimensionnels, particulièrement dans le Sahel et le bassin du lac Tchad, à savoir, l’insécurité alimentaire, la montée du chômage liée à la fragilisation des secteurs agricole et pastoral, la propagation de maladies exacerbées par la dégradation environnementale, ainsi que des déplacements massifs de populations.

Elle a relevé que la dégradation de l’environnement agit, également, comme un multiplicateur de risques de conflits, soulignant l’urgence d’une approche intégrée articulant climat, paix, sécurité et développement, conformément aux orientations de la stratégie de l’Union africaine sur le changement climatique et le développement résilient (2022-2032).

La délégation a, en outre, indiqué que lors de sa 1263ème réunion, le Conseil de paix et de sécurité a insisté sur l’intégration des enjeux climatiques dans les politiques de paix, de sécurité et de développement, appelant à accélérer l’étude sur le lien climat-conflits et à renforcer, de manière inclusive, les systèmes essentiels.

Le CPS avait également souligné l’importance de finaliser une position africaine commune sur le climat, la paix et la sécurité, réaffirmant la nécessité de stratégies africaines d’adaptation et de résilience inclusives, intégrant pleinement les femmes et les jeunes, tout en appelant à un soutien accru via le financement climatique, le transfert de technologies et le renforcement des capacités, a ajouté la délégation.



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