La BAD prévoit une croissance économique de 4,2% au Maroc en 2026
La croissance de l'économie marocaine devrait atteindre 4,2% au terme de l'année 2026, prévoit la Banque africaine de développement (BAD).
Cette évolution est soutenue par la consommation des ménages et les investissements dans les infrastructures, fait savoir la BAD dans son rapport 2026 sur les Perspectives économiques en Afrique, publié à l'occasion des Assemblées annuelles de la Banque qui se tiennent jusqu'au 29 mai à Brazzaville.
D'après la même source, l'agriculture, l'industrie manufacturière, la construction et le tourisme devraient rester les principaux moteurs de la croissance économique nationale.
Pour ce qui est de l'inflation, elle devrait rester maîtrisée, tout en s'élevant à 2,4% en 2026 et à 2,3% en 2027.
En revanche, le déficit du compte courant devrait se creuser à 3,5% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2026 avant de reculer légèrement à 3,4% en 2027, tandis que le déficit budgétaire poursuivrait sa baisse pour s'établir à 3,7% du PIB en 2026 puis à 3,2% en 2027.
Dans son rapport, la BAD relève également la forte croissance qu'ont connue les marchés boursiers africains au cours des deux dernières décennies, avec une activité atteignant 1.200 milliards de dollars et concentrée dans quelques pays, notamment le Maroc, l'Égypte et l'Afrique du Sud.
Ledit rapport mentionne les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, qui affecteraient les exportations de la région vers le Moyen-Orient, augmenteraient le coût des intrants pour les engrais et feraient grimper les coûts de l'énergie pour les importateurs nets de produits pétroliers.
Une gestion proactive des risques climatiques et la diversification des échanges commerciaux atténueraient cet impact, tandis qu'une bonne récolte et des investissements soutenus amélioreraient les perspectives, estime la BAD.