Aide directe au logement : 218.000 demandes et plus de 105.000 bénéficiaires
Plus de 105.000 personnes ont bénéficié du programme d'aide directe au logement, a indiqué mardi à Rabat, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim.
En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur "le bilan du programme d'aide directe au logement", le responsable gouvernemental a précisé que le programme a connu un fort engouement au niveau national avec 218.000 demandes enregistrées, notant que 24 % des bénéficiaires sont des Marocains résidant à l'étranger et 40 % des femmes, tandis que les jeunes de moins de 40 ans représentent 52 % du total des bénéficiaires.
Il a expliqué que 60 % des bénéficiaires ont acquis des logements d'une valeur inférieure à 300.000 dirhams et que 60%, qui font partie de la classe moyenne, ont reçu une aide de 70.000 dirhams. L'octroi de l'aide s'est particulièrement concentré dans les villes et provinces accusant un déficit en matière des conventions de logement social, ce qui a permis de rattraper ce retard, a-t-il expliqué.
Dans ce contexte, M. Benbrahim a souligné que Fès arrive en tête des préfectures ayant le plus bénéficié de ce programme, suivie de Berrechid, de Meknès, du Grand Casablanca, de Kénitra, d'El Jadida, de Benslimane et de Settat, notant que l'accès à cette aide a été élargi aux propriétaires en indivision, ouvrant l'accès à l'aide directe au logement à de nouvelles catégories à travers la Loi de finances 2026.
Sur un autre registre, le responsable gouvernemental a noté que 62 villes et centres urbains sont désormais sans bidonvilles, ce qui a permis d'améliorer les conditions de vie de près de 384.818 ménages.
Toujours dans le cadre de la lutte contre l'habitat insalubre, il a indiqué que durant l'actuel mandat gouvernemental, les conditions de vie de plus de 81.000 ménages ont été améliorées, alors que les efforts se poursuivent pour renforcer le contrôle afin de limiter la prolifération des bidonvilles et de les éradiquer définitivement à l'horizon 2028, faisant état d'un changement de méthodologie d'intervention passant de la logique de relogement à celle du recasement.
Pour ce qui est des bâtiments menaçant ruine M. Benbrahim a précisé que les interventions réalisées à ce jour au niveau national ont permis de recenser 53.728 bâtiments, tandis que 28.000 ont fait l'objet d'expertises techniques spécialisées. Les rapports concernant les édifices nécessitant une intervention urgente ont été transmis aux autorités locales compétentes, a-t-il poursuivi.
S'agissant de la rénovation urbaine, le secrétaire d’État a souligné l'importance de ce chantier pour réhabiliter les quartiers dégradés, améliorer l'accès à un logement décent et faire face aux différentes formes de précarité et d'exclusion sociale, à travers l'intégration des quartiers périphériques dans le tissu urbain et le traitement des dysfonctionnements d'ordre urbanistique, social et commercial.