Libye : le Maroc plaide pour une solution politique devant le CPS de l’UA
Le Maroc a réitéré, mardi devant le Conseil de Paix et de sécurité de l’Union Africaine (CPS de l’UA), son engagement résolu en faveur d’une solution politique à la situation en Libye.
Intervenant lors d’une réunion du CPS de l’UA sur la situation en Libye, l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies, Mohamed Arrouchi a réaffirmé le soutien du Royaume aux efforts de réconciliation nationale et aux initiatives de dialogue inter-libyen, en vue de consolider les acquis et de favoriser l’émergence d’un consensus entre les parties libyennes.
Il a aussi souligné que l’Accord de Skhirat, signé le 17 décembre 2015, résultant du processus de réconciliation entre les parties libyennes, sous les auspices des Nations Unies, reste l’un des cadres et bases crédibles pour une solution politique durable à la crise libyenne, appelant à la préservation de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye, comme préalable à une stabilité durable.
Le diplomate a par ailleurs indiqué que la délégation marocaine tient à exprimer l’appréciation du Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour les efforts soutenus et constants déployés par l’UA en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent, en particulier ceux visant à favoriser une solution politique à la crise libyenne.
Arrouchi a aussi rappelé les réunions tenues à Tripoli et à Zenten, qui ont conduit à la signature, le 7 janvier 2026 dans la capitale libyenne, d’un accord entre des représentants du Gouvernement d’unité nationale et du gouvernement de l’Est.
L’ambassadeur a en outre souligné le rôle constant joué par le Maroc dans l’accompagnement du processus politique en Libye, à travers ses efforts visant à rapprocher les points de vue des différentes parties libyennes, qui accordent leur confiance au rôle du Royaume.
Ces efforts s’inscrivent dans le respect de la légalité internationale, des conclusions de l’Accord de Skhirat et des entendements de Bouznika, en vue de favoriser une solution libyo-libyenne satisfaisant l’ensemble des parties, a-t-il fait observer, notant que le Maroc rappelle, à cet égard, la nécessité de poursuivre les efforts en faveur d’un règlement politique de la crise, loin des options militaires.