Casablanca-Settat : 59 centres de deuxième chance pour lutter contre le décrochage scolaire
Le lancement du programme de l'éducation non formelle, au titre de l'année scolaire 2026-2027, a eu lieu, lundi, au centre de la deuxième chance - Nouvelle génération Ibn Rochd, relevant de la direction provinciale d'Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi à Casablanca.
S'inscrivant dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre des programmes de scolarisation de rattrapage et du renforcement des mécanismes de prévention du décrochage scolaire, le coup d'envoi de l'année scolaire a été donné par le directeur de l'Académie régionale d'éducation et de formation (AREF) de Casablanca-Settat, Mohamed Dib.
Les centres de deuxième chance - nouvelle génération proposent une offre éducative et de formation intégrée, combinant le rattrapage scolaire, la qualification professionnelle, l'accompagnement psychologique et social, le développement des compétences de vie et l'aide aux bénéficiaires dans la construction de leurs projets personnels et professionnels. L'objectif étant de renforcer leurs chances de réintégrer l'enseignement formel, d'accéder à la formation professionnelle ou de s'insérer sur le marché du travail.
À cette occasion, M. Dib a indiqué que l'Académie a œuvré à l'élargissement du réseau de ces centres, dont le nombre s'élève, au titre de l'année scolaire en cours, à 59 centres, gérés en partenariat avec 36 associations et proposant un total de 34 spécialités professionnelles.
Il a ajouté, dans une déclaration à la MAP, que ces centres visent principalement à lutter contre le décrochage scolaire et à offrir une nouvelle chance aux adolescents et aux jeunes, notamment ceux âgés de 13 à 18 ans, afin de reprendre leur parcours scolaire ou d'acquérir une formation professionnelle leur permettant de s'insérer dans la vie active.
Le directeur de l’AREF Casablanca-Settat a souligné que les centres de deuxième chance - nouvelle génération constituent, aux côtés des collèges pionniers, l'un des principaux leviers de la Feuille de route 2022-2026 visant à réduire le décrochage scolaire, précisant qu'ils contribuent à renforcer l'égalité des chances et l'équité au profit des élèves, à travers l'accompagnement des jeunes ayant interrompu leur scolarité, leur réintégration dans l'enseignement formel ou leur orientation vers la formation professionnelle et le marché du travail.
Le bilan de l'année scolaire écoulée a été positif, avec un taux d'insertion des bénéficiaires de 82 %, que ce soit à travers le retour à l'enseignement formel, l'accès au marché du travail ou l'intégration des centres de formation professionnelle, a-t-il poursuivi.
Et d'ajouter que le ministère a mis en place, à l'horizon 2030, un programme visant à porter à 400 le nombre de centres de deuxième chance - nouvelle génération, ce qui permettra à plus de 80.000 élèves d'en bénéficier.
De son côté, Samira El Bakkali, fondatrice et présidente d'honneur de l'association "Miftah Wa Houloul", chargée de la gestion de ce centre, a relevé que ce programme a réussi, en peu de temps, à attirer plus de 45 jeunes, ajoutant que les bénéficiaires eux-mêmes encouragent désormais leurs amis à rejoindre le centre.
Au titre de la rentrée scolaire régionale 2026-2027, le programme de deuxième chance - nouvelle génération cible environ 5.000 adolescents et jeunes au niveau des différentes directions provinciales de la région, répartis sur 59 centres, pour environ 450 bénéficiaires, dans le cadre de la mise en place d'opportunités de rattrapage et de la prévention du décrochage scolaire.
La direction provinciale d'Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi bénéficie de sept centres accueillant 310 bénéficiaires, dont le centre Ibn Rochd qui reçoit 40 bénéficiaires et leur propose une offre diversifiée de qualification et de formation à travers plusieurs ateliers, notamment en cuisine et pâtisserie, coiffure et esthétique, impression thermique, broderie, coupe et couture assistées par ordinateur.