Collision ferroviaire en Andalousie : l’Espagne exclut toute piste de sabotage
Le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a exclu mardi toute hypothèse de sabotage dans la collision entre deux trains survenue dimanche soir à Adamuz, en Andalousie, ayant fait au moins 41 morts.
"La possibilité d'un sabotage n'a jamais été envisagée. Depuis le début, on a parlé de questions techniques liées au transport ferroviaire", a affirmé M. Grande-Marlaska en réponse à une question lors d'une conférence de presse après la réunion du Conseil des ministres à Madrid.
Le chef du gouvernement, Pedro Sánchez, a promis une "transparence absolue" et que "la vérité" serait établie sur cette catastrophe, plus de dix ans après un autre accident ferroviaire meurtrier ayant coûté la vie à 80 personnes en 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest).
L’accident s’est produit dimanche à 19h45 (18h45 GMT), lorsque deux trains à grande vitesse circulant sur des voies parallèles en sens opposés sont entrés en collision, transportant au total près de 500 passagers.
Selon les premières informations, un train de la compagnie privée Iryo a déraillé, certaines de ses voitures se déportant sur la voie adjacente et percutant un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui se dirigeait vers Huelva, dans le sud du pays. Le ministre des Transports, Óscar Puente, a qualifié l’accident d’"extrêmement étrange", relevant qu’il s’est produit en ligne droite, sur un tronçon récemment rénové.
La reprise des liaisons ferroviaires entre Madrid et les principales villes d’Andalousie ne devrait pas intervenir avant le 2 février, en raison de l’ampleur des dégâts subis par les infrastructures.