L'ANME salue la décision de la Cour constitutionnelle et dénonce des blocages politiques

L'ANME salue la décision de la Cour constitutionnelle et dénonce des blocages politiques

L’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a rendu public, le 23 janvier à Casablanca, un communiqué dans lequel elle approuve la décision de la Cour constitutionnelle, laquelle a «rétabli la considération due aux principes de légalité et de légitimité constitutionnelle et consacré le respect des règles encadrant les institutions professionnelles et l’autorégulation du secteur de la presse et de l’édition».

L’organisation professionnelle relève toutefois, en contrepoint de cet arrêt, son inquiétude face à ce qu’elle qualifie de «démarche sélective adoptée par certaines composantes de l’acteur politique», ces dernières ayant, selon elle, limité leur saisine à la seule loi relative au Conseil national de la presse alors que «d’autres textes d’une importance majeure et d’une portée considérable sur la vie publique ont été délibérément écartés». Une telle attitude, estime l’ANME, procède de «calculs politiciens étroits aux arrière-pensées peu innocentes» et a eu pour effet «de paralyser le cheminement institutionnel du secteur, de causer des préjudices directs aux journalistes et aux entreprises de presse, et de vider l’autorégulation de sa substance du point de vue du temps professionnel».

Se présentant comme «le cadre le plus représentatif, regroupant les plus grandes entreprises médiatiques et la plus large base de journalistes professionnels», l’ANME fait valoir que l’altération du calendrier institutionnel du secteur a déjà produit des conséquences matérielles graves. Elle cite notamment «la suspension injustifiée de la délivrance des cartes professionnelles et des cartes de chemin de fer», «le non-versement des salaires des agents du Conseil national de la presse pendant plus de trois mois» et «le blocage de l’ensemble des canaux devant conduire à la signature de conventions collectives destinées à l’amélioration des rémunérations des journalistes et des autres salariés des entreprises médiatiques».

Dans ce cadre, l’ANME annonce la convocation, au cours de la semaine suivante, d’une réunion de l’ensemble de ses membres «afin d’évaluer la phase en cours et de prononcer les décisions appropriées en défense de l’indépendance de la profession, de la stabilité des entreprises de presse et des droits de leurs employés». L’organisation insiste sur le fait que «la presse ne saurait être un champ de règlement de comptes politiques», estimant que son respect constitue «la consécration de la Constitution et du droit de la société à une information professionnelle et responsable».

Le communiqué se conclut par une formule particulièrement ferme, selon laquelle «la presse n’est ni une monnaie d’échange, ni un bac à sable pour les expériences des politiciens, et quiconque la manipule à des fins obscures en assumera l’entière responsabilité devant l’histoire et l’opinion publique».



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