OCP Africa : Hajar Alafifi plaide pour la transformation des chaînes de valeur agricoles en
La directrice générale d’OCP Africa, Hajar Alafifi, a relevé, jeudi à Kigali, la nécessité de transformer en profondeur les chaînes de valeur agricoles africaines, à travers une approche intégrée reposant sur la science des sols, l’innovation, la mécanisation et un meilleur accès aux marchés internationaux.
Intervenant lors d’un panel organisé en marge de l’Africa CEO Forum 2026, Mme Alafifi a souligné que l’Afrique dispose d’atouts majeurs pour devenir un exportateur agricole net.
Le continent abrite près de 60% des terres arables de la planète, alors qu’il continue d’importer pour environ 100 milliards de dollars de produits alimentaires par an, a-t-elle fait remarquer.
Mme Alafifi a expliqué que l’approche d’OCP Africa dépasse la seule fourniture d’engrais pour englober l’ensemble de la chaîne de production agricole, depuis l’analyse des sols jusqu’à la mise en connexion aux marchés.
Elle a indiqué que l’entreprise mène un important travail d’analyse agronomique afin de proposer des solutions adaptées aux spécificités des sols et des cultures africains, précisant qu’un tiers des équipes d’OCP Africa est composé d’agronomes.
Dans ce sens, Mme Alafifi a cité, comme exemple, un programme mené en Côte d’Ivoire ayant permis d’améliorer significativement les rendements du maïs, passés de 2 à 8 tonnes par hectare grâce à l’utilisation d’intrants adaptés, à l’analyse des sols et à l’application de techniques agronomiques appropriées.
Elle a, par ailleurs, indiqué qu’OCP Africa accompagne directement les agriculteurs à travers plusieurs programmes de soutien, précisant que près de 4,5 millions d’agriculteurs ont bénéficié de ces initiatives.
Mme Alafifi a insisté également sur l’importance de connecter les agriculteurs africains aux marchés, faisant savoir qu’au Nigeria, OCP Africa, avec ses partenaires, a contribué à relier quelque 750.000 agriculteurs à des acheteurs afin de sécuriser des débouchés commerciaux.
Elle a, en outre, appelé à la mise en place de chaînes de valeur agricoles mieux structurées et à l’adoption de réglementations favorables au développement du commerce intra-africain et des exportations agricoles.
La responsable a estimé que deux facteurs demeurent essentiels pour les investisseurs et les opérateurs économiques, à savoir la facilité de faire des affaires et le coût des activités commerciales, préconisant davantage d’accords de libre-échange pour faciliter l’exportation des produits agricoles africains à valeur ajoutée vers les marchés internationaux.
Organisé sous le thème “Scale or fail : pourquoi le capitalisme africain doit unir ses forces”, à l’initiative de Jeune Afrique Media Group en partenariat avec International Finance Corporation (International Finance Corporation / Société financière internationale), Africa CEO Forum 2026 vise à explorer les moyens permettant aux entreprises africaines d’atteindre la taille critique nécessaire pour être compétitives, s’intégrer et prospérer dans un monde de plus en plus fragmenté.