La Chambre des représentants adopte le projet de loi de règlement de la Loi de finances 2024

La Chambre des représentants adopte le projet de loi de règlement de la Loi de finances 2024

La Chambre des représentants a adopté, lundi en séance législative, à la majorité, le projet de loi de règlement n°14.26 relatif à l'exécution de la Loi de finances (LF) au titre de l'année 2024. 

Le projet de loi a été approuvé par 85 députés, tandis que 35 ont voté contre, sans aucune abstention. Présentant le texte, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a indiqué que l'année 2024 a été marquée, dans l'ensemble, par un bilan positif malgré un contexte international difficile, caractérisé par la poursuite des tensions géopolitiques et la montée des politiques protectionnistes.

Ces facteurs ont contribué au ralentissement de la croissance de l'économie mondiale à 3,3%, contre 3,5% en 2023, a-t-il noté. Au niveau national, le ministre a souligné que la conjoncture économique a été principalement affectée par la poursuite de la sécheresse pour la sixième année consécutive, ce qui s'est traduit par une baisse de la valeur ajoutée agricole de 4,8% en 2024.

Malgré ces contraintes, a-t-il affirmé, l'économie nationale a maintenu sa dynamique, enregistrant un taux de croissance de 3,8% en 2024, contre 3,7% en 2023, grâce notamment à la poursuite de la dynamique des activités non agricoles, dont la croissance a atteint 4,5%, après 3,7% en 2023 et 3,5% en 2022.

Cette performance est attribuée au dynamisme du secteur touristique ainsi qu'aux bons résultats des exportations marocaines. S'agissant des finances publiques, M. Lekjaa a indiqué que le déficit budgétaire a été maîtrisé conformément aux objectifs fixés, s'établissant à 3,8% en 2024 contre 4,3% en 2023.

Il a également fait état d'une baisse du taux d'endettement à 67,7% du produit intérieur brut (PIB), contre 68,8% un an auparavant. Le ministre a estimé que cette tendance favorable devrait se poursuivre en 2026, précisant que les résultats de l'exécution de la Loi de finances à fin juin offrent, malgré le contexte économique, toutes les garanties pour ramener le déficit budgétaire à 3 %, après son recul à 3,3% en 2025.

En outre, il a fait part de la perspective d'une réduction de la dette publique à moins de 66% du PIB, de manière à assurer la soutenabilité et la pérennité des finances publiques à la fin du mandat de l'actuel gouvernement.

Concernant les résultats détaillés de l'exécution de la LF 2024, M. Lekjaa a précisé que les dépenses du Budget Général se sont élevées à 516,7 milliards de dirhams (MMDH), tandis que les recettes ont atteint 527,9 MMDH, contre des prévisions de 434 MMDH inscrites dans la Loi de finances.

Les recettes ordinaires de l'Etat représentent près de 70% de l'ensemble des ressources recouvrées, ce qui signifie que plus des deux tiers des recettes sont des ressources pérennes évoluant dans une trajectoire positive, a-t-il fait valoir.

Pour ce qui est des comptes spéciaux du Trésor (CST), les dépenses se sont établies à 172,81 MMDH, alors que les recettes ont atteint 194,13 MMDH, soit un taux de réalisation de 141%.

Pour les services de l'État gérés de manière autonome (SEGMA), les dépenses de fonctionnement se sont élevées à 2,63 MMDH, tandis que les dépenses d'investissement se sont situées à 320,94 millions de dirhams (MDH).

Ainsi, l'exécution de la Loi de finances 2024 a dégagé un excédent des recettes sur les dépenses de 11,21 MMDH pour le Budget Général, de 21,32 MMDH pour les CST et de 4,32 MMDH pour les SEGMA.

Sur cette base, le projet de loi de règlement a arrêté l'excédent global des recettes sur les dépenses à 36,84 MMDH, a conclu M. Lekjaa.



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