Croissance et résilience : le FMI prêt à renforcer sa coopération avec l’Afrique
Le Fonds monétaire international (FMI) a réaffirmé, mardi à Washington, son engagement à poursuivre sa coopération avec les pays africains en vue de mobiliser des financements, soutenir des politiques économiques appropriées et accroître la résilience.
"Le FMI continuera de coopérer étroitement avec les pays africains pour appuyer des politiques judicieuses, mobiliser des financements, accroître la résilience et faire progresser les objectifs de développement de la région dans un contexte mondial de plus en plus complexe", selon une déclaration conjointe de la directrice générale du FMI et du président du groupe des gouverneurs africains, publiée à l’issue de la réunion du Groupe consultatif africain.
Cette réunion, tenue dans le cadre des Réunions de printemps 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, a permis aux ministres et gouverneurs africains d’échanger avec la direction du FMI sur l’évolution de la conjoncture mondiale et ses répercussions sur les économies africaines.
Dans ce contexte, poursuit le document, le groupe consultatif africain a reconnu la nécessité de faire face aux chocs à court terme tout en renforçant la résilience à moyen terme, en mettant l’accent sur la maîtrise de l’inflation, la protection des populations vulnérables et l’amélioration de la gestion des finances publiques.
"La politique budgétaire devrait conjuguer crédibilité et flexibilité : les pays exportateurs de pétrole devraient épargner les recettes exceptionnelles temporaires et reconstituer leurs marges de manœuvre, tandis que les pays importateurs de pétrole devraient préserver les dépenses sociales et de développement prioritaires tout en mobilisant les recettes intérieures", ont-ils noté.
Par ailleurs, le Groupe a insisté sur la nécessité d’accélérer les réformes structurelles, de promouvoir la diversification économique, d’approfondir l’intégration régionale et les marchés financiers intérieurs, ainsi que d'investir dans les infrastructures énergétiques et numériques essentielles pour exploiter l’intelligence artificielle de manière sûre et productive.
Il a, en outre, mis en avant l’importance de renforcer les cadres d’analyse de la viabilité de la dette et d’améliorer la transparence, dans un contexte de pressions accrues liées aux chocs extérieurs, peut-on lire dans la déclaration conjointe.
Les participants ont également appelé le FMI à poursuivre ses efforts en matière de surveillance économique, en fournissant des analyses adaptées et en renforçant les capacités des pays à faire face aux chocs.